Les 10 commandements pour commencer la lutte anti-gaspi

  1. J’AUDITE MON FRIGO, MON CONGELO ET MES PLACARDS

Je passe régulièrement en revue mon réfrigérateur, congélateur, mes placards et mes plans de travail pour y trouver ce que j’y ai oublié depuis des semaines, voire des mois. J’étiquette clairement tout ce que je conserve afin de bien en identifier le contenu, j’ajoute des dates pour consommer en priorité les produits les plus anciens. Je place aussi de manière la plus visible possible les produits prioritaires.

  1. DLC vs. DLUO, KESAKO ?

Je connais la différence entre la Date Limite de Consommation (DLC) « à consommer avant le … » et la Date Limite d’Utilisation Optimale (DLUO) « à consommer de préférence avant le … « :

  • La DLC: elle concerne les produits frais (viande, poisson, plats préparés…). Elle est stricte et je dois la respecter pour ne pas avoir de problème de santé;
  • La DLUO: elle concerne les produits secs (l’épicerie, les conserves, céréales, légumineuses, …). Elle n’est pas stricte, mais je dois vérifier l’état général du produit, son odeur et son goût.
  1. JE REPENSE MON APPROVISIONNEMENT

J’adopte une manière de faire les courses et de cuisiner qui me convient. J’aime l’improvisation et je gère l’organisation de mes repas sans faire de liste de courses ? Alors je trouve des parades pour stocker ou je donne  mes éventuels restes, si j’en ai. J’aime contrôler et je veux être sûr(e) de ne manquer de rien ? Alors je dresse des listes au fur et à mesure de ce que je consomme et de ce que j’observe rester chez moi : sur papier, sur smartphone, prédéfinies ou libres. Je cuisine toujours trop ? J’adopte des quantités qui me conviennent ou je développe une manière de réutiliser, congeler, donner. Je manque d’inspiration ? Je cherche des recettes auprès de mes amis, collègues, dans des livres, sur des groupes Facebook, sur internet, sur le blog des Maîtres-Frigo …

  1. JE CHOISIS OÙ JE RANGE MES ALIMENTS

Les règles d’or concernant le rangement des aliments pullulent selon les pays, les cultures, les habitudes personnelles, les normes sanitaires… Les tomates se conservent-elles au frigo ou à l’air ambiant ? Et les fruits rouges ? Et le pain ? Je trouve ce qui me convient. L’essentiel est que j’identifie le moyen de conservation le plus adéquat par rapport aux produits que j’achète (origine, type de production, lieu d’achat) et au lieu de stockage. Par exemple, je garde au frigo des légumes que j’achète d’un frigo, mais pas forcément ceux d’un étalage. Je vérifie aussi le manuel de mon frigo pour identifier ses zones de température et les conseils sur les produits à y conserver.

  1. JE MANGE TOUT DE LA TÊTE AUX PIEDS

Le trognon de chou-fleur à la poubelle ? Non, ça ne se jette pas forcément et c’est très bon juste comme ça ! Les fanes de carottes ? Crues comme cuites, c’est un bon apport en verdure. Les pelures de pommes ? Elles réduisent le fruit à peau de chagrin alors qu’elles font des beignets ou sirops savoureux. Si vous connaissez la provenance de vos produits (notamment pour éviter les engrais et pesticides qui se fixent sur les épluchures et fanes), vous pouvez cuisiner les trognons, fanes et pelures de diverses manières. C’est aussi une manière de rentabiliser le prix de ses fruits et légumes bio !

  1. JE FAIS APPEL À MA CRÉATIVITÉ

Je prends confiance dans mes expérimentations culinaires. Que ce soit pour simplement manger des restes de légumes avec un filet d’huile d’olive ou transformer des restes en nouvelles recettes complexes, je laisse libre cours au temps qui m’est disponible, à mes compétences et envies du moment. En partant de ce que j’ai, et pas de ce dont j’ai besoin, je développe ma créativité, tout en étant efficace.

  1. JE COMBINE LES MANIÈRES DE CONSERVER

J’utilise la congélation, les conserves  et la déshydratation pour allonger la vie des aliments:

  • Je peux congeler des plats préparés (en petites portions étiquetées pour les décongeler et les utiliser plus facilement) : pratique quand on rentre de vacances ou qu’on ne veut pas cuisiner !
  • Je peux déshydrater des fruits ou légumes : idéal pour les pique-niques, apéros ou snacks !
  • Je peux faire des produits lacto-fermentés à base de fruits ou légumes avec des condiments : pratique pour profiter des produits de saison et agrémenter les plats des autres saisons !
  • Je peux réaliser des conserves (compotes, gelées, pickles, fruits au sirop…) : pour faire des cadeaux sympas et agrémenter ses plats et desserts toute l’année !

J’utilise mes préparations de manière appropriée : je décongèle au réfrigérateur, je réhydrate mes fruits et légumes si besoin est, je vérifie l’état de mes produits lacto-fermentés, je réfrigère mes conserves si elles sont meilleures à manger froides…

  1. JE TROUVE LES PRATIQUES QUI ME CONVIENNENT

Je lis souvent qu’il vaut mieux faire ses courses régulièrement pour éviter de gaspiller. Ou qu’il faut faire ses courses le ventre vide. Ou qu’il faut acheter en vrac. Oui, mais j’habite loin des magasins, je fais souvent mes courses quand j’ai le temps – avant des repas, et je ne connais pas de magasins qui vendent en vrac ! Alors, j’adapte mes pratiques. Si je ne peux pas agir sur tout, j’agis sur une partie de mes habitudes. Je fais mes courses moins régulièrement mais je m’organise pour bien stocker et conserver. Je fais mes courses le ventre vide mais je sais à l’avance que je vais acheter trop, je prévois donc un plan B pour ce surplus : je trouve des parades pour cuisiner, congeler, échanger, donner,… Je n’achète pas en vrac mais je connais les quantités de produits frais qui me conviennent et sinon je trouve une solution pour ce que je ne mangerai pas.

  1. J’ARRÊTE DE CULPABILISER

On gaspille tous un peu ou beaucoup, pour une série de raisons que nous contrôlons ou pas. L’essentiel est d’en prendre conscience et de voir ce qu’on peut mettre en place pour y remédier, au moins partiellement. Ceci pour des raisons environnementales (éviter des productions – et l’énergie liée – utilisés à perte), sociales (créer du lien, favoriser de don et l’échange) et sociétales (redonner de la valeur à la nourriture, au travail des producteurs) mais aussi tout simplement pour notre portefeuille. Je ne peux pas changer mes habitudes en un jour et je ne suis pas adepte de toutes les méthodes. J’essaye ce qui me convient et me parle, ce qui m’enrichit et m’amuse et je partage mes expériences !

  1. JE ME METS AU DÉFI

Je passe à l’action ! Seul(e ) ou en groupe, je mets en place des petits changements. Je participe à défi (par exemple via Facebook) ou j’en organise moi-même. Je suis des histoires ou blog qui m’inspirent. J’organise des goûters entre amis pour échanger ce qu’on ne mange pas et pour partager des trucs et astuces. Je cherche ce qui me permet de valoriser mon action : ma satisfaction personnelle ou la reconnaissance de mes pairs par exemple.

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